Edito

#Mars au féminin

Parce que le 08 Mars a souvent un goût amer, un goût de déjà vu, on en parle, on l’écrit et on le crie à s’en casser la voix, que les violences faites aux femmes sont inacceptables. Pauvre femme, luttant dans le monde entier, toujours pour exister.

La nature a créé deux êtres : l’homme et  la femme. Elle n’ a pas fait d’eux un être inférieur à l’autre. Loin de scander le féminisme mais simplement le respect mutuel. Tant qu’il y aura un 8 mars, rien ne sera normal.

Le 8 mars : Rendez-nous des comptes..

Ces femmes qui doivent être sur tout les fronts, être à la hauteur  de leur image stéréotypée d’épouse, mère, amante, amie, éducatrice, cuisinière, hôtesse, infirmière, potiche, travailleuse, professeure, conductrice, psychologue, médiatrice, pilier de la famille, coursière, garante des traditions, belle, élégante,  intelligente, cultivée, raffinée, sexy et un brin discrète. Fichez et fichons nous la paix. Et l’homme, quel place à t-il finalement ? Doit-il se laisser vivre comme un enfant..

Ne faisons pas des journées pour les femmes, mais des journées contre le comportement et l’éducation des hommes. Quand il y a une violence, le seul responsable est l’agresseur. Cette journée, vous est adressée, Messieurs ! 

Comme si cette cause ne devait être défendue que par les femmes elles-mêmes. Les hommes, principaux prédateurs, osons écrire ce mot, dans tous les cas, principaux bourreaux de ces dames maltraitées, ne se sentent-ils pas, quelque peu, impliqués dans le combat ? Le combat du vivre ensemble.

Soyez à la hauteur, on verra alors de quel côté sera le courage car aujourd’hui, ce sont ceux qui « vivent aux frais de la princesse », les maîtres, qui ont des droits et sont supérieurs aux esclaves. Le respect ne passera que par la responsabilisation des hommes.

Face à face avec nos sociétés…

Demandez à une femme si elle n’a pas peur quand elle doit rentrer le soir chez elle, alors qu’elle sort peut-être juste du travail, tard, du cinéma ou de la salle de sport.

Demandez lui si elle n’a jamais entendu de remarque déplacée sur son physique, au travail ou dans la rue. Si elle n’a pas subi de remarques déplacées de ses collègues masculins.

Osez lui demander si elle fait attention à ses tenues en fonction du lieu où elle doit aller ou du quartier dans lequel elle vit.

Demandez lui si elle n’a pas peur quand elle voyage seule sans homologue masculin dont elle devrait toujours dépendre pour ne pas être en danger.

Demandez aux femmes qui vivent dans certains pays si elles mettent le voile par conviction ou pour acheter leur tranquillité.

Demandez aux employeurs les raisons des différences salariales entre leurs collaborateurs féminins et masculins.

Demandez vous si #Metoo est normal dans une société qui se dit « civilisée ».

Mais surtout, demandez aux pères s’ils sont fièrs de leurs garçons.

Maintenant, demandez nous, comment nous tenons le coup face à l’inacceptable.

Nous femmes…

J’ai, cette illusion ou cette utopie que nous sommes extrêmement fortes. Elles étaient reines, dirigeantes  de royaumes entiers tel que Cléopâtre. On vient de découvrir que l’un des plus grands viking était, en réalité, une femme. Quelle omission.

L’étude publiée récemment dans l’American Journal of Physical Anthropology a surpris les historiens spécialisés dans la période et la culture vikings. La vision que nous avons des Vikings, fiers marins sans peur ayant parcouru l’Europe pendant des siècles, pourrait bien en être changé… Cette femme était sans doute une guerrière et une stratège respectée. Sur ses cuisses se trouvaient des pions, ce qui suggère qu’elle était une tacticienne et une meneuse.

Certaines se disent sans doute, que se coltiner, même un vaurien est nécessaire pour être valable en société. En couple ou mariée, l’image est parfaite. Pensez à regarder derrière les apparences. 

Nous sommes fortes, capables de créer notre chemin, capable de bâtir notre empire, capable de survivre aux tempêtes et aux traversées du désert. Nous valons tellement plus que ce que l’on nous fait croire.

Une révolution des mentalités est nécessaire dans la lutte pour les valeurs d’égalité et de respect. Hommes et Femmes sont au même rang , chacun,  a une place, ne soyons pas ennemis mais complémentaires. Dès l’enfance, l’éducation doit être une priorité pour le bien-être d’une société apaisée et ce, partout dans le monde. Pas la peine de nous créer des journées, agissons enfin.

 

Claire 

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