Voyage au Musée d’Orsay

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By Van Mkk

Le musée, souvent catalogué d’ennuyeux parce que l’on y accompagne le plus souvent ses parents en traînant les pieds et, un jour on devient grand. Ces lieux abritent des trésors qui témoignent d’un passé captivant.

Sous ses allures modernes et presque New-yorkaises, il captive par sa simplicité et son élégance. Un beau soleil balaie Paris, ce matin-là. Il fait chaud et clair. La ville est rayonnante, éblouissante. Paris, la ville grise, devient lumineuse, presque agréable.
Dans un élan de bonne volonté et de soif de culture, le Musée d’Orsay est la solution. Il abrite, principalement des tableaux classiques du mouvement impressionniste : Manet, Monet et Renoir. La plupart de leurs œuvres y sont exposées.

 

Une élégance à couper le souffle…

Première scène, l’entrée est majestueuse, lumineuse, grandiose. Une élégance à couper le souffle. On se croirait à la Grande Central Station de New York. De magnifiques statues blanches sont exposées. Certaines d’Auguste Rodin, Camille Claudel, d’autres d’Edgar Degas et Ernest Barrias. Toutes racontent une histoire du passé.
Chaque statue a une attitude, comme si une scène se jouait devant nous.
En remontant l’escalier pour accéder au deuxième étage, l’horloge attire l’attention. Grande, outrageante et classique à la fois.
Un peu perdue dans ces innombrables recoins, quel chemin choisir, quelle œuvre voir en premier? Y a-t-il seulement une logique à ce sublime bazar ?

Les tableaux décorent élégamment les murs blancs et sobres. Dans une pièce, des peintures immenses, faisant presque trois fois la taille d’un homme. En combien de temps peint-on cela mais, surtout, cette question obsédante qui vient dans les esprits à chaque visite d’un des innombrables musées parisiens, pourquoi se donner tant de mal ? Alors, chaque détail est scruté, le commentaire décortiqué, le nom du tableau analysé, à la recherche de réponses.

Un tableau de James Tissot « Le Cercle de la rue Royale » est passionnant. Rempli de mondanités et de privilèges. Un autre siècle mais une époque étrangement commune. Projetée dans la scène, on ne peut s’empêcher d’imaginer le paysage et la société, au-delà de la peinture. C’est déjà le début du voyage.

Le mépris d’un homme aura eu du bon…

Puis vient, un aspect, semble-t-il, le plus important, l’explication de l’impressionnisme. On en retiendra qu’il s’agit d’une vague moquerie d’un critique d’art « des peintures faites à partir d’esquisses par des artistes se voulant impressionnants ». Le mépris d’un homme aura eu du bon pour une fois, dans l’histoire.

L’étage du dessus abrite l’art le plus célèbre d’Edouard Manet « Le déjeuner dans l’herbe » et « Le Bain ». L’objet des passions, des inspirations. Sans vraiment le vouloir, l’odeur du parfum de l’artisan-Parfumeur, inspiré directement de ce tableau monte au nez. Transportée dans la scène, le temps de quelques secondes avec cette herbe fraiche.

Des chants se font entendre dans le hall. C’est en harmonie avec le lieu.
Il y a un petit groupe de chanteurs lyriques. Debout face à une autre horloge, on entrevoit les toits de Paris. Elle rappelle un film, impossible de s’en souvenir.

by Van Mkk

Le célèbre Van Gogh…

Sur la terrasse, derrière cette horloge, on peut contempler la ville, qui sourit aujourd’hui. Elle est dans son bon jour. Un bilan de sa vie, bras croisés sur la balustrade, les immeubles Haussmanniens, face à la Seine, juste devant. Un bout du Sacré Coeur s’invite dans notre champ de vision. Il fait bon, enfin, sûrement.
Il faut partir à l’assaut du dernier peintre, le célèbre Van Gogh. Quitter le musée sans voir son art est chose impossible. Chercher, fouiller et trouver enfin. Les gens s’agglutinent dans un endroit de la pièce, intrigués. Il faut se faufiler. « La nuit étoilée ». Symbole de tous les fantasmes, représentation du romantisme et de l’Amour. Merveilleux. Incroyablement sombre et lumineux, romantique et nostalgique. Le Jaune et Bleu. L’art et la manière de finir une visite en beauté.

« Clap de fin », une dernière fois, il faudra traverser le hall, prendre le temps de descendre les escaliers, les pieds légèrement sur le côté pour ne pas tomber, remettre ses cheveux, comme une actrice de cinéma qui arrive à la scène finale et partir vers de nouvelles aventures.

 

Claire Madi

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Musée d’Orsay By Claire

 

 

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