kery James: Du rap au théâtre 

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Crédit: Nathadread pictures

Kery James et son combat. Le rappeur, dénonce depuis de nombreuses années les discriminations au travers de ses textes engagés. Il joue sa première pièce à Paris, « A vif », véritable plaidoyer qui rétablit des vérités.

Kery James, l’homme engagé

Alix Mathurin dit Kery James, né en Guadeloupe, de parents haïtiens. Très connu pour son rap engagé, il est du genre à s’interroger et à parler de ce qui le gêne. Défenseur de l’émancipation et la réussite des jeunes des quartiers populaires. Le morceau phare de cet engagement est « Banlieusards », dans lequel il déclare « On n’est pas condamnés à l’échec ». C’est dans cette optique qu’il crée en 2007 l’ACES (Apprendre, Comprendre, Entreprendre et Servir), Association qui propose du soutien scolaire aux enfants défavorisés. Quelques célébrités l’ont rejoint comme Omar Sy afin de soutenir financièrement les jeunes voulant étudier après le Bac.

La fatalité n’existe pas, il ne cesse de le répéter. Son vécu l’a fortement incité à réfléchir sur la vie et la vision des banlieues. Il s’est absenté longtemps de la scène.

« Laisse-moi prendre du recul pour mieux reprendre de l’élan. Que je souffre, que je m’ouvre, que je me retrouve, peut-être même que je me découvre. »

Aujourd’hui, on le découvre dans un nouvel univers : Le théâtre avec sa nouvelle pièce « A Vif ». Un long-métrage est même en projet.

Une pièce saisissante

Deux hommes, dissimulés dans l’obscurité, entrent en scène. Chacun son pupitre, ils s’affrontent dans un concours d’éloquence avec pour seule question « L’Etat, est-il le seul responsable de la situation actuelle des banlieues ? ».
Le ton est donné. Le oui, défendu par un jeune étudiant, Blanc, plutôt bourgeois.

Le non, défendu par Kery James, Black, brillant étudiant émanant des quartiers.
Deux Frances, deux visions diamétralement opposés.
Le oui met en cause l’État , la responsabilité de sa politique vis à vis des banlieues, le manque de moyens, la réduction des professeurs dans les écoles.
Un retour également sur l’histoire des Harkis et des pieds noirs mais aussi du colonialisme Français.
L’argumentaire du non se base sur le choix des jeunes de banlieues de ne pas se battre assez, de créer un climat de tension, de céder à la facilité et le manque de solidarité entre eux.
Un argumentaire en béton, véritable plaidoyer. L’histoire française est mise à nu. Une pièce qui fait réfléchir mais surtout qui rassemble.

 

Claire.

 

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Crédit: booskap-p

 

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